La galerie où travaille la fille présumée du président russe visée par des tags
Dans la nuit du 27 au 28 janvier, la vitrine de la L Galerie, située rue Henri-Chevreau dans le XXe arrondissement de Paris, a été ciblée par des tags hostiles au président russe Vladimir Poutine. L'établissement est notamment connu pour employer Elizaveta Krivonogikh, que plusieurs enquêtes journalistiques désignent comme la fille cachée du dirigeant russe.
Une filiation contestée
La L Galerie, située à Belleville, emploie depuis octobre dernier Elizaveta Krivonogikh, 22 ans, également connue sous les noms de Luiza Rozova ou Elizaveta Rudnova. Sa mère, Svetlana Krivonogikh, est une millionnaire russe soumise à des sanctions occidentales, soupçonnée d'avoir eu une liaison avec Vladimir Poutine au début des années 2000. Le Kremlin a toujours nié cette filiation.
Des inscriptions virulentes
Les façades de la galerie et d'immeubles adjacents ont été découvertes maculées d'inscriptions à la bombe orange : « Fuck Putin and all russians », « Death to Putin » ou encore « Poutine assassin ». Arrivée à Paris en 2020, Elizaveta Krivonogikh a obtenu son diplôme de l'école ICART en 2024 et occupe un poste en alternance à la galerie.
Une réponse par l'humour
La L Galerie a répondu avec un certain sarcasme, remerciant les « artistes inconnus » pour avoir « librement exprimé leurs opinions que, par ailleurs, nous partageons entièrement ! ». La galerie, qui se décrit comme un lieu promouvant « la paix, la non-violence et le dialogue », expose notamment des artistes russes et ukrainiens opposés à la guerre.